Category: Livres,Histoire,France
Les Romains et la mer (Realia t. 27) Details
En 269 avant Jésus-Christ, les Romains ne craignent pas de s'embarquer sur des bateaux, qu'ils ne savent ni commander, ni manœuvrer, pour attaquer la puissance maritime des Carthaginois. Devenus les maîtres de la Méditerranée, ils la débarrassèrent des pirates et y fondent même leur Empire, quand Octave met en fuite les navires d'Antoine et de Cléopâtre.Ils savent installer des chantiers navals, rénover les ports, entretenir une flotte militaire, favoriser l'essor de la pêche et des compagnies de navigation, développer jusqu'en Inde, en Chine et en Atlantique leurs grandes lignes maritimes.Pourtant terriens dans l'âme, ils cuisinent avec raffinement les poissons de mer, consommèrent les huîtres avec passion, raffolent des perles et de la pourpre nées des coquillages ils découvrent les plaisirs de la plaisance, les charmes de la plage et les bienfaits d'une certaine thalassothérapie.Les plus riches se font construire de magnifiques résidences en bord de mer, les plus savants réfléchissent aux questions que soulèvent les marées de l'Atlantique les poètes, les philosophes et les orateurs reprennent les thèmes du pirate, du pilote, de la tempête ou du voyage en mer.

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Dans une langue simple, l'auteur retrace les liens que les Romains ont entretenus avec la mer : depuis la constitution d'une marine de guerre contre Carthage, la guerre de Pompée contre les pirates, la construction navale, les voyages par mer, le commerce maritime, la pêche... jusqu'à la place des poissons et des mollusques dans la gastronomie romaine, l'importance de la pourpre extraite du murex, l'ostréiculture, les perles, les dieux de la mer, la mer dans la littérature latine... Il y a aussi des excursus intéressants sur les tsunamis dans l'Antiquité, sur certains bateaux de luxe ... Quelques erreurs sont néanmoins à déplorer : Cn. Cornelius Scipio n'a pas été surnommé Asina pour avoir perdu stupidement une bataille (p. 22), auquel cas, on l'eût surnommé asinus (l'âne), et non asina (l'ânesse). L'origine du surnom est donnée par Macrobe, Saturnales, I, 6. Le Sénat, dit l'auteur, fit brûler plusieurs fois les bateaux romains après une victoire (p. 32). Non ! les Romains incendient la flotte ennemie vaincue, pas la leur. Les dauphins n'ont jamais sauvé Orion, mais Arion (p. 174). Antonia n'est pas la fille de Drusus, mais sa femme (p. 207). .. Il y a aussi cette expression étonnante : la dessiccation de l'eau (p. 181). Mais il n'en reste pas moins que le livre est bien documenté, facile à consulter, agréable à lire.


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